15/04/2010

5.1 Points communs et différences

5.1 Points communs et différences

 

Points communs

 

Français

Wallon : traitement

ponctuation

id

majuscule

id

nom propre et adjectif dérivé

id

césure

id

cédille

id

dernière lettre muette

id

élision du ‘e’ final

id

 

Différences

 

Français

Wallon : traitement

1 lettres

différent

2 trait d’ union

différent

3 accent (aigu/grave/circonflexe)

différent

4 tréma

différent

5 redoublement des consonnes

différent

6 discordances familiales

différent

7 accord du participe passé

différent

8 combinaisons graphiques

différent

9 pluriel des noms

différent

10 racines gréco-latines

différent

11 consonnes muettes

différent

12 cas d’une lettre pour deux phonèmes en français

inexistant

 

 

 

 

5.2 Règles différentes

 

5.2.1 Lettres

 

Différence 1

Les règles de l' orthographe wallonne

 

Phonologie: les sons

voyelles, consonnes et semi-consonnes wallonnes

å, aî, ån, ë, én,

eû, în, ôn, oû,

dj, h, w, tch

û

 

* Les lettres en italique représentent des sons confinés à un dialecte, une série de parlers ou un parler wallon.

 

å

/h/

(EW) son intermédiaire entre « â » et « o » (SLLW,1913,4): clå (clou), tåte (tarte, tartine), ploråde (pleureuse), lård (lard), pårt (part) (comme en danois: Aarhus; en anglais: hall)

ë

±/ /

(CW) C’est une voyelle sourde en Brabant wallon: djë so v’në.  Le parler de la région jodoignoise (centre-wallon) possède un « e » représenté par « ë » (ou un « e » surmonté d’un « ° ») équivalent au « i » et « u » namurois: së l' tèri (sur le

terril), lë sogneû (le soigneur), vënë (venir), iëte (passé), todë (toujours).

Mais « i » et « u » gagnent du terrain." (Gaziaux,1982,XIV)

cf « i »

/Æ /

nèveû, aveûle (neveu, aveugle)

 

 

(CW) son intermédiaire entre « é » et « ê »: laîd (laid), maîsse (maître), vraî (vrai).

Quand le mot français correspondant présente « ai », ce digramme correspond à un phonème distinct de « é » et de « ê » : par exemple, paîre (paire) et pére (père), taîre (taire) et  têre (terre).

Cette graphie ne peut être bien sûr utilisée si le son est « é » /e/ :dans ce cas dans éle (pour  aile) et clér (pour clair) suivant la prononciation.

 

/u:/

Oûte (Ourthe), ça boût (ça bout), noû (neuf)

 

û

/y:/

cût (cuit), bûre (beurre)

 

 

 

Les voyelles nasales

 

 

én, ...

correspond à /e/ très fermé: tchén (chien) (Charleroi, Basse-Sambre, une partie du Brabant wallon et du nord de la province de Namur);

correspond à /i:/ nasalisé (wallo-picard): tchîn

 

 

(OW, CW) cf  « in »

Ce « é » nasalisé est mi-nasalisé dans la région de Jodoigne: lén (lin), tchén (chien). (Gaziaux, Le parler de Jauchelette,XIII-XIV, s.d.)

 

în

(OW) cf ‘in’

 

ôn, ...

(CW) (dans l’est du Brabant wallon) (ô mi-nasalisé) (Gaziaux, Le parler de Jauchelette,XIII-XIV, s.d.) cônp (sic) (fois), ônt (= (h)ôt : haut) 

NB

ån

La région immédiate de Neufchâteau connaît un son « an »: « un son toujours bref, intermédiaire entre an et on ». (Pierret, 1966,53)

On l' écrira  « ån ». (Mouzon, 1976, 5)

cf « on, ... » et « an, ... »

 

an.n, en.n, in.n, on.n

Pour plus de clarté, quand une voyelle nasale est suivie d' une consonne nasale, on utilise un point pour séparer les deux afin de bien montrer que la première consonne nasale n' est pas prononcée, mais qu' elle sert seulement à noter la nasalisation de la voyelle:

an.nêye (année), pon.ne (peine), dozin.ne (douzaine), lin.ne (laine):

/ã+n /, /õ+n/, /ĩ+n/.

De même, pan.y / ã +j/: pain (Brabant wallon; Marche-lez-Ecaussines, ...)

N.B. « an' / ... »: quand « n » ne forme pas groupe avec la lettre précédente: an'dîve (EW) (endive), an'tchous (salamalecs) (EW), chaskeun' (chacun) (EW).

 

Y

le « y » français = « i » : mistére (mystère), Éjipe (Egypte) ou « î » : dj' î va (j’y vais), stîle (style)

Il n’existe pas en wallon.

OI

n’existe pas: wa, ou en wallon

20:09 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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